Accueil ACCUEIL DIVERS Bien positionné avec les seniors….

Bien positionné avec les seniors….

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Voilà quelques petits trucs, des détails, qui peuvent souvent améliorer les

relations entre générations…

Papi

 

On est toujours le « vieux » de quelqu’un… mais la vieillesse est relative et frappe à des âges très divers selon les individus.
Les 60 ans jouissent encore d’une belle puissance de vie : ils n’ont pas toujours besoin d’attentions spéciales qui leur feraient plutôt mal.
« Quand un jeune m’a offert sa place dans le métro, raconte un 65 ans, j’ai compris que j’avais plongé ».

Ne rectifiez pas trop vivement et constamment nos erreurs, nous finirions par nous taire.
Mais nous serons toujours très heureux d’apprendre des choses par vous.

A table ou en voyage, aidez-nous discrètement sans nous materner d’une manière humiliante.
C’est capital pour nous de garder jusqu’au bout le plus d’autonomie possible, même si nous tremblons et si nous renversons notre tasse.
La manière dont vous réparerez les dégâts sera un moment de gêne ou d’humour tendre :
cela dépend de vous.

Vous êtes des rapides, nous devenons lents, vous pouvez atténuer le décalage ou l’aggraver.

Hein

Vous parlez vite, pas assez fort, nous n’osons pas toujours vous faire répéter.
Ne prenez pas un air excédé et surtout ne vous mettez pas à crier, ce n’est pas cela qui nous aide mais votre effort pour parler plus lentement et pour articuler.

Vous pouvez très bien nous dire, en souriant : « Tu nous l’a déjà raconté. »
C’est même un service à nous rendre, il faut à tout prix nous arracher dès le début du radotage.

Peut-être serons-nous au contraire trop silencieux, mais dès que vous parlez, voyez comme nous vous écoutons ! Nous devenons des contemplatifs en restant très aimants,
et il n’y a pas que les mots pour dire l’amour.

Nous sommes vite perdus dans une conversation générale, quelques précisions en aparté nous aideront à suivre. L’important c’est de ne pas nous mettre psychologiquement à l’écart.

En excursion, ne vous privez  pas de quoi que ce soit à cause de nous, cela accentuerait l’humiliation de nos handicaps.
Une tour vous attire avec ses 150 marches ?
Allez-y, nous vous attendrons paisiblement, et, en revenant, racontez !

Ne nous laissez pas trop parler de nos ennuis de santé.
Une brève écoute mais très attentive, quelques questions affectueuses, et puis lancez-nous sur un autre sujet.

Ce n’est pas toujours possible ni très agréable de venir nous visiter à l’hôpital, mais vous nous apportez tant de soleil !

Que ce soit à l’hôpital, chez nous, chez vous, forcez-nous à être toujours impeccablement propres, bien vêtus, bien coiffés, même quand la lassitude nous pousserait à démissionner.
Mais ne nous laissez pas céder à des coquetteries ridicules, on peut toujours avertir sans être cruel…

Mamie

« Si j’avais su… » Ne culpabilisez pas, vous ne pouviez pas savoir.
Entre agacement et indifférence, le juste milieu est celui de la bienveillance : « je veux qu’ils soient heureux ».
Et pour savoir comment se positionner, posez-vous la question : « Si j’étais à sa place, comment je verrais la situation ? »

Extraits de « Inventer l’automne »
André Sève

Mamie balançoire

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